Catégorie : TRIP1



Marienbad, Tchéquie

Marienbad, les vertus des eaux de la ville sont connues depuis le XIVème siècle.Ville d’eaux depuis 1818, la cité de Bohême semble hors du temps avec ses palais, jardins et thermes, où l’on peut même prendre un “bain de gaz”.

Déjà enfant, Barbara nous a fait découvrir en chanson ce lieu puis en 1992avec la famille en camping car nous étions venus quelques jours. 

Nous nous étions promis d’y revenir, voilà l’occasion. On envisage de se promener dans la foret et savourer les derniers jours du trip 1. Un stop à Prague pour passer repasser sur le pont Charles est obligatoire. Nous aurons même droit au coucher de soleil sur le château.

Après un dernier bivouac dans ces belles forêts, où nous avons eu le bonheur de voir une biche et de nous réveiller sous la neige, nous voilà à Marienbad. Comme dans nos lointains souvenirs, les façades sont toujours aussi resplendissantes. Nous allons prendre le temps de découvrir cette cité thermale. Balades dans la forêt et piscine au programme. 

Ce jeudi 22 nov, balade au dessus de Marienbad dans la belle forêt Slavkov, riche de 40 sources, et ces jours enneigée. Nous avons lu au musée de la ville, installé là même où Goethe séjourna, qu’il s’était beaucoup promené dans cette forêt. Il vint  dans cette ville de cure au début du 19ème.

Durant le XIXe siècle, le roi d’Angleterre Edouard VII, Kafka, Goethe, Chopin et bien d’autres hôtes prestigieux prenaient les eaux dans les ors des palais pour soulager leurs maux et leurs afflictions. Entre douches et bains, ils déambulaient en buvant l’eau des sources par petites gorgées dans un gobelet à bec. Un rituel toujours conseillé par les médecins de la station, pour améliorer l’assimilation des minéraux. Rituel que nous avons pu observer sous la colonnade.

Pour avoir bien évidemment gouté ces eaux, comme beaucoup d’eaux de source, elles ont un goût très particulier, légèrement pétillant et salé.

On peut en rapporter si cela intéresse quelqu’un ? Le must actuel dans cette région de Bohème semble être le bain de bière.

On voit des réclames à ce sujet un peu partout dans la ville. On voulait essayer mais on n’ose pas demander si on peut boire la tasse pendant le bain 😉

Bien en forme après cette semaine à Marienbad, nous reprenons la route pour Bruxelles. Il faudra traverser l’Allemagne via Franckfurt puis une petite enclave de la Hollande. Quelques jours dans la famille Joet pour finir en beauté ce trip 1.

Puis famille/amis, nous voilà. On va profiter au max de ce séjour avant de reprendre la route pour le
trip 2
. Départ le 7 janvier en direction du Japon, YOUPI …

Merci à vous tous qui nous avez suivis et encouragés à tenir ce blog qui sera la mémoire de ce voyage où nous avons été si heureux. La bonne nouvelle, c’est qu’il nous est possible de l’imprimer pour en faire un livre souvenir.

 

 

Categories: - Du 19 au 26 nov


Cracovie, Pologne

Voilà le coucher de soleil du 13 nov, il est 15h30. Ici, l’après-midi est courte, très courte. Ce n’est pas ce que nous préférons et regrettons les longues soirées d’été du Kirghizstan.

Lors de notre bivouac du 13 nov comme souvent dans la forêt, nous avons vu des biches.

Cracovie, serait la plus belle ville de Pologne. Cette fois pas de guide touristique prévu, il va falloir se débrouiller avec Internet. Les conseils trouvés nous incitent à visiter le musée du moyen âge créé tout récemment sous la halle aux draps, grande place centrale de Cracovie puis à poursuivre au château Wawel. C’est donc sous un ciel nuageux ce mardi 15 nov que l’on se prépare pour cette balade.

Le musée Rynek d’histoire médiévale, très moderne, est passionnant. Effectivement underground. Il a été installé sur le lieu des découvertes archéologiques. On a pu revivre le Cracovie de l’époque. Le château et la cathédrale nous ont permis de decouvrir l’une des principales légendes de Cracovie, la légende du dragon.

Tournant important pour ce lieu, l’arrivée de Bona Sforza, héritière milanaise qui va transformer le château roman/gothique en château style renaissance. Depuis Cracovie est surnommée la « Rome slave ». Des projets fous ont même cherché à transformer le château et la cathédrale situés sur une colline en Acropole. Beaucoup de plaisirs à se balader dans cette ville surtout la grande place Rynek avec toutes ses échoppes. Nous avons eu la grande surprise de voir qu’ici aussi « le Beaujolais nouveau est arrivé ».

On préfèrera la bière locale. A ce propos, on vous livre de quoi sourire, certains se reconnaîtront ? Si oui, on veut bien un petit commentaire en signe de reconnaissance. Voilà le texte trouvé au musée médiéval. Comme quoi, cela ne date pas d’hier, les plaisirs de la bière. Mais à ce point !!!

Concert Klezmer de Di Galitzyaner Klezmoeim exceptionnel à 17h, nous avons acheté le disque, avis aux amateurs.

Vendredi 16 nov, pas trop envie de musées pour cette journée, c’est donc le tumulus de Krakus situé dans le quartier de Podzorge qui sera notre destination. Ce tumulus serait, selon la tradition, le tombeau du roi légendaire Krakus, fondateur de la cité de Cracovie.  Ce monument mortuaire daterait de l’époque celtique entre le deuxième et le premier siècle avant Jésus-Christ.

Podgórze est situé sur l’autre rive de la Vistule qui coule à travers la ville de Cracovie. Pour se rendre à Podzorge il faut traverser le quartier de Kazimierz. Cracovie ne serait pas complète sans son ancien quartier juif, Kazimierz​, chéri par les artistes et les étudiants pour son charme romantique un brin déglingué.

Depuis le sommet du tumulus, on aperçoit l’ancien ghetto juif. C’est de ce ghetto qu’Oskar Schindler a sauvé plus de mille juifs pendant la 2nde guerre mondiale au prétexte de les employer dans son usine d’émail située  juste derrière le mur. (histoire racontée dans le film « la liste de Schindler » de Spielberg). Un musée d’histoire est aujourd’hui sur les lieux de cette ancienne usine. 

Autre sujet dont on doit parler avant de quitter la Pologne, c’est le nombre et la taille des églises aux toits somptueux.

Elles jouent à touche-touche dans les rues des grandes villes polonaises. Elles sont impressionnantes par leurs dimensions.. et si bien entretenues. On peut se refléter sur les sols en marbre.

Et aussi, cette bonne odeur de cire, qui rappelle l’enfance. Il y a toujours qqs personnes recueillies, installées sur les bancs.

Ce samedi 17 nov, c’est la mine de sel de Wieliczka. que nous visitons. Ce que nous retenons :

– 300 kms de galerie

– 9 niveaux, le niveau 3 atteint est situé à moins 135 m

– air sain contrairement aux mines de charbon

– usage des chevaux dès le 18 ème s, à savoir ils ne remontaient jamais contrairement aux mineurs qui ressortaient chaque jour

– le sel était une monnaie d’échange essentielle, 1/3 du PIB de l’époque. D’où l’expression d’une note salée et de l’origine du mot ‘salaire’

– création de la mine au 14 ème s

– transformée en musée dès le 19eme s mais toujours en exploitation

– qqs visiteurs célèbres Copernic Goethe De Gaulle et nous 😉 …

– beaucoup de sculptures et le plus souvent religieuses, des chapelles, une cathédrale … même la si belle « fuite en Egypte »

– le sol simulant du carrelage gravé dans la masse. On dirait du marbre

– un travail exceptionnel de charpentiers pour le maintien des voûtes

– température de 15° toute l’année.

 

Réveil en Tchéquie, ce matin du 18 nov à 8h30 avec les cloches du village situé dans la vallée et pour voir le lever du soleil. Quelle chance.

Départ pour Prague via la Bohème. Cela nous fait rêver, normal pour des bohémiens.

 

 

 

 

 

 

Categories: - Du 12 au 18 nov


Riga, Lettonie – Lublin, Pologne

La plus grande des capitales baltes, Riga, offre de superbes architectures. Le grand must ici, c’est l’Art nouveau. Ce mardi 6 nov, nous avons suivi le circuit « Art nouveau » coup de coeur proposé par le guide du routard. La façade ci-dessous, choisie pour illustrer la visite, montre des visages mystérieux. Dans nos lectures, il est écrit « l’architecte pouvait-il anticiper que l’édifice abriterait un jour les services secrets soviétiques ? ».

Deux musées sur ce parcours, « le centre d’Art nouveau », superbe … et le musée juif de Lettonie. Ce musée est installé dans un ancien théâtre. Il retrace la tragique histoire de la communauté juive de Lettonie presque entièrement décimée. Au total, 70 000 juifs lettons et 20 000 juifs étrangers seront exterminés à Riga.

Nous visiterons demain, l’ancien ghetto juif, les ruines de la synagogue incendiée le 4 juillet 1941 par les nazis aidés des fascistes lettons. Sur ce site, en 2007 s’est ajoutée une oeuvre commémorant les lettons qui aidèrent à sauver quelque 400 juifs de 1941 à 1944.

Riga fut luthérienne, polonaise, suédoise, russe jusqu’au 18 nov. 1918. Date à laquelle, l’indépendance a été proclamée. Cependant la ville passe à nouveau sous la coupe des russes en 1940 puis en 1941, elle redevient allemande pour retomber aux mains des russes en oct 1944. Le 21 août 1991, Riga devient la capitale d’une Lettonie indépendante. L’Estonie, comme ses voisins baltes, a subi les mêmes périodes d’occupation. Nous avons lu le livre « Purge » de Sofi Oksanen lors de notre séjour en Estonie. Les descriptions de ces périodes de guerre, des paysages étaient un vrai plus pour comprendre ce pays que nous traversions. Notamment lorsque l’auteur évoque le rôle de la forêt, omniprésente dans son récit comme dans notre voyage.

Ce mercredi 7 nov, on prend donc le chemin de l’ancien quartier juif où les nazis établirent le ghetto de Riga de 1941 à 1943. Plusieurs étapes sur ce trajet :

– Dom ou cathédrale datée de 1211, la plus imposante des pays baltes dont le chef d’oeuvre est un orgue monumental.Tous les jours à 12 h est proposé un concert, nous y étions pile à l’heure pour écouter Bach et Lizst. Puis sortie par le cloître avec sa galerie voutée de 118m de long, chef d’oeuvre d’architecture romane de la région. On a meme pu parcourir l’exposition du sculpteur letton Sandis Aispurs.

Il a sculpté les apôtres en prenant comme modèle certains de ses camarades et lui même en tant que Judas.

– Marché central, installé dans les hangars bâtis en 1930 pour abriter les Zeppelin. Il est dit que 100 000 personnes foulent ces allées au quotidien. 

– Académie des sciences, abritée dans une tour stalinienne, implantée en plein quartier russe. L’intérêt est l’ascenseur qui nous emmène au 17ème étage pour profiter du panorama.

– Ruines de la grande synagogue incendiée le 4 juillet 1941 avec 300 personnes brûlées vives à l’intérieur. 

C’est aussi le lieu de commémoration des justes de Lettonie.

– Ghetto de Riga. C’est un quartier populaire qui n’a guère changé de visage (d’après nos lectures). Pour la plupart des maisons en bois en mauvais état.

– Musée du ghetto  de l’holocauste en Lettonie. Glacant. Un morceau du ghetto a été recréé, pour exemple les pavés proviennent de la rue principale de l’ancien ghetto. Une liste égraine les 70000 noms des victimes de l’holocauste en Lettonie. Un wagon ayant servi à la déportation est là. Un bâtiment est consacré au génocide arménien.

– Synagogue de Riga. Il s’agit de la seule survivante de toutes les synagogues de la ville. Elle ne fut pas incendiée en raison de son l’imbrication dans le tissu urbain, lit-on.

C’est à l’opéra national que nous passons la soirée pour assister à Faust. Les prompteurs diffusant le texte en letton et surtout en anglais hi hi hi, nous ont bien aidés à déchiffrer les paroles car l’accent des chanteurs d’opéra ne nous permettait pas d’en comprendre le sens. 

Jeudi 8 nov, on redémarre direction Kaunas puis Lublin. Nous longeons la Baltique pour rejoindre la Lituanie. Ainsi, cela nous permet de profiter des balades sur les plages  et une visite à la maison-musée d’Aspazija. Nous découvrons cette poétesse, de son vrai non Johanna Rozenberga (1865-1943). On a même trouvé un poème traduit en français. Il traduit sa nature optimiste.

Poème d’Aspazija

Elle prend part au mouvement féministe. Aspazija rejoint également le Parti social-démocrate du travail letton. Grande maison en bois merveilleusement bien restaurée avec tout un jeu d’animations vidéos et sonores pour nous faire croire qu’Aspazija est encore dans les lieux.

Les maisons en bois lors de la balade sur la plage de Jurmala sont ravissantes.

A Jurmala, l’imbrication mer, rivière et lac est particulièrement tarabiscotée … Route et chemin de fer passent entre la mer et la rivière, beau décor.

Bivouac pas loin du phare dans le parc national Papes dont a découvert l’existence au musée ethnographique de Riga. Réveil dans le brouillard total, 7°.

La route se poursuit dans la forêt entre lac et mer.

Nous avons été surpris devant le panneau d’accueil au phare de Papes. Pas question de faire n’importe quoi ici.

Arrivée à Lublin après trois bivouacs dans les belles forêts traversées. Les températures sont encore supportables et nous avons trouvé le soleil ce week end du 10-11 nov. Ce 11 nov, les 100 ans de l’indépendance sont fêtés ici en grandes pompes. Beaucoup d’animations dans les villes traversées. Visite de Lublin demain puis mardi Bernard, seul,  visitera le camp d’extermination de Majdanek.

Categories: - Du 5 au 11 nov